Dans cet article, nous expliquons pourquoi le copier-coller ne fonctionne pas, comment une agence professionnelle traduit les fichiers DWG et PDF, quel problème pose le texte géorgien dans AutoCAD et ce qu’il faut envoyer à l’agence pour que le plan revienne correct du premier coup.
Pourquoi copier dans Word ne fonctionne pas
- Le contexte se perd - sur le plan, « TYP. » ou « EQ. » figure à côté d’une ligne de cote. Dans Word, ce n’est plus qu’une abréviation dont le traducteur doit deviner le sens ;
- Le texte se désagrège - dans un PDF exporté depuis un logiciel de CAO, une même phrase est souvent découpée en plusieurs objets distincts, et les mots se mélangent au moment de la copie ;
- Impossible de tout remettre en place - replacer 300 annotations à la main prend plus de temps que la traduction elle-même, avec un risque d’erreur à chaque étape ;
- La cohérence disparaît - la même annotation présente sur 40 feuilles est traduite 40 fois, et souvent de manière différente.
Au final, le client reçoit deux documents : le plan original et un fichier Word séparé contenant la traduction. Sur le chantier, l’équipe doit lire les deux en même temps, ce qui mène tout droit aux erreurs.
Comment travaille une agence professionnelle : le fichier DWG / DXF
- L’inventaire - on examine dans le fichier l’espace objet et les présentations (Model et Layout), les références externes (Xref) et les blocs ;
- L’extraction du texte - les objets TEXT et MTEXT, les attributs de blocs et les tableaux sont extraits avec l’adresse de chaque objet ;
- La traduction dans un environnement de TAO - avec une base terminologique, pour qu’une annotation soit identique sur toutes les feuilles ;
- La réintégration dans le plan - la traduction retourne dans les mêmes objets, sur les mêmes calques, avec la même hauteur et le même alignement ;
- Le contrôle visuel - chaque feuille est vérifiée à l’écran et dans l’export PDF.
Les cotes, les lignes et la géométrie ne changent pas, car le traducteur ne travaille que sur les objets texte. Le client reçoit un DWG modifiable, sur lequel son équipe continue de travailler dans AutoCAD comme d’habitude.
La police géorgienne dans AutoCAD
Les polices SHX standard d’AutoCAD ne contiennent pas les lettres géorgiennes. Si un texte géorgien est écrit dans un tel style, des points d’interrogation ou des carrés vides apparaissent sur le plan. C’est le problème le plus fréquent, et les clients le perçoivent comme une « erreur de traduction ».
La solution : on crée pour le texte géorgien un style de texte distinct, avec une police TrueType qui contient l’intégralité de l’alphabet géorgien, tout en conservant la hauteur et le facteur de largeur d’origine. Un tel plan s’affiche correctement sur n’importe quel ordinateur et à l’impression.
Si un plan traduit affiche des points d’interrogation sur votre ordinateur, la traduction est très probablement correcte - le problème vient du style de texte. Vérifiez quelle police est associée au style du texte géorgien.
Plans et brochures en PDF
- PDF vectoriel - un fichier exporté depuis la CAO est traduit dans un éditeur graphique, et le texte est remplacé sur place ;
- PDF scanné - l’annotation d’origine est masquée et la traduction est placée au même endroit, le graphisme reste inchangé ;
- Brochures et catalogues - un spécialiste de la PAO ajuste les blocs de texte, car le texte géorgien est souvent plus long que l’anglais ;
- Grand format - les feuilles A1 et A0 reviennent dans le même format.
S’il existe un fichier DWG source, demandez-le au concepteur : travailler sur le fichier de CAO donne un résultat identique à l’original, alors que travailler sur le PDF ne donne qu’une approximation.
Plan monolingue ou bilingue
Les projets internationaux ont souvent besoin des deux langues sur une même feuille : l’original pour l’ingénieur étranger et la traduction pour l’équipe géorgienne. Dans ce cas, le texte géorgien est placé sur un calque distinct et l’original reste intact. En activant ou en désactivant ce calque, on imprime une version monolingue ou bilingue.
Sur un plan bilingue, il faut convenir à l’avance de l’emplacement de la traduction : sous l’original, à côté ou dans une légende séparée. Cette décision dépend de la densité de la feuille. Sur une feuille chargée où les deux langues ne tiennent pas ensemble, il vaut parfois mieux prévoir deux jeux séparés : l’un avec l’original, l’autre en géorgien, avec la même numérotation et le même cartouche, afin que les feuilles se correspondent facilement.
Les erreurs typiques dans les plans traduits
Les plans qui nous parviennent après une traduction faite ailleurs répètent souvent les mêmes erreurs :
- Valeur de cote retapée - la valeur de la cote a été ressaisie à la main et le lien associatif avec la géométrie a été perdu. Désormais, la cote ne se met plus à jour quand l’objet change ;
- Texte sur un autre calque - les annotations géorgiennes ont été regroupées sur un seul calque, si bien que la gestion des calques et les paramètres d’impression se sont mélangés ;
- Blocs décomposés - un bloc a été décomposé (Explode) pour modifier ses attributs et n’est plus un bloc : les tableaux et les métrés ne fonctionnent plus ;
- Cartouche non traduit - le nom de la feuille et la phase sont restés dans la langue d’origine, ce qui rend difficile la navigation dans le jeu de plans ;
- Unités mélangées - millimètres et centimètres se sont mélangés dans les notes, alors que le plan a une unité unique.
Toutes ces erreurs ont une même cause : le plan a été traité comme un document texte. Dans un processus professionnel, les blocs, les cotes et les calques sont intouchables, et seul le texte est traduit.
Quand un texte traduit à part suffit
Traduire à l’intérieur du fichier du plan n’est pas nécessaire dans tous les cas. Un texte traduit à part, par exemple un tableau « original - traduction » avec des renvois aux feuilles et aux repères, suffit lorsque :
- le plan sert à un examen interne et l’équipe a seulement besoin d’en comprendre le contenu ;
- un juriste ou un responsable vérifie les notes générales et les conditions techniques ;
- l’ingénieur lit l’original et la traduction n’est qu’un support.
Mais lorsque le plan part sur le chantier, vers une administration ou chez le client, la traduction doit figurer dans le plan lui-même : l’équipe, l’expert et l’inspecteur ne lisent pas deux documents en parallèle.
Un plan destiné à une administration géorgienne
Selon le Code administratif général, la langue de la procédure administrative est le géorgien (art. 14), et un document en langue étrangère doit être accompagné d’une traduction certifiée par un notaire (art. 73). Lorsqu’un projet étranger est présenté pour un permis de construire, une expertise ou une autre procédure administrative, la traduction doit donc être planifiée à l’avance. Dans ce cas, un plan en géorgien ou bilingue est préférable à une annexe textuelle séparée, afin que l’examinateur voie chaque annotation à sa place.
Le contrôle à la dernière étape
Avant la livraison du fichier, chaque feuille est vérifiée visuellement : le texte ne doit pas chevaucher les lignes, ne doit pas déborder du cadre et ne doit pas masquer les cotes. Les chiffres, les unités, la numérotation des feuilles et les champs du cartouche sont vérifiés séparément.
Si le plan est accompagné d’une notice explicative ou d’un cahier des charges, les termes doivent être les mêmes dans les trois documents. On le vérifie à l’aide d’une base terminologique unique.
Enfin, un export PDF est réalisé avec les mêmes paramètres d’impression que l’original : épaisseurs de traits, couleurs et format de feuille. Le client contrôle le résultat sur ce PDF, sans ouvrir AutoCAD.
Ce qu’il faut envoyer à l’agence
- le fichier source (DWG/DXF) si vous l’avez, et pas seulement le PDF ;
- en cas de Xref, tous les fichiers liés - la fonction eTransmit d’AutoCAD s’en charge automatiquement ;
- l’indication du besoin : plan monolingue ou bilingue ;
- la liste des termes du projet, si le client ou le concepteur en a une.
TARGMANEBI traduit les plans directement dans le fichier de CAO et les rend sous forme modifiable le jour même ou le lendemain. Détails : Traduction de plans techniques (AutoCAD / DWG).
En bref : le bon processus
Le fichier source
Un DWG/DXF avec toutes ses Xref, ou un PDF vectoriel.
La terminologie
Une base unique pour le plan, la notice explicative et le cahier des charges.
La traduction dans le plan
Le texte retourne dans les mêmes objets et calques, avec un style TrueType géorgien.
Le contrôle visuel
Chaque feuille à l’écran et dans l’export PDF, livraison le jour même ou le lendemain.
Vous devez faire traduire un plan sans perdre la mise en page ? Envoyez-nous le DWG ou le PDF : vous recevrez un fichier modifiable le jour même ou le lendemain.
Appeler: 501 113 200Questions fréquentes
Puis-je copier le texte d’un PDF dans Word et le traduire ?
Techniquement oui, mais le texte perd son contexte, et la traduction doit être replacée à la main sur le plan, avec un risque d’erreur élevé. Mieux vaut traduire le plan dans le fichier lui-même.
Les cotes changent-elles pendant la traduction ?
Non. Le traducteur ne travaille que sur les objets texte. La valeur numérique des cotes, les lignes et l’échelle restent inchangées.
Pourquoi le texte géorgien s’affiche-t-il en points d’interrogation dans AutoCAD ?
Les polices SHX standard ne contiennent pas les lettres géorgiennes. Le texte géorgien a besoin d’un style utilisant une police TrueType.
Peut-on aussi traduire un plan scanné ?
Oui. L’annotation d’origine est masquée et la traduction est placée au même endroit, le graphisme du plan reste inchangé.
Qu’est-ce que eTransmit et pourquoi en ai-je besoin ?
C’est une fonction d’AutoCAD qui archive le plan avec tous les fichiers liés (Xref, polices, images). L’agence reçoit ainsi le dossier complet.
Combien de temps prend la traduction d’un plan ?
Le jour même ou le lendemain. Pour un jeu de plans volumineux, les feuilles sont réparties entre plusieurs traducteurs qui partagent une base terminologique unique.